samedi 7 novembre 2015

L'ermitage de GALAMUS (2ème partie)

Bonjour à vous tous, suite et fin du site de Galamus .

L'ermitage de Galamus est dédié à Saint-Antoine.

Habitées sans doute depuis des centaines de siècles, les grottes naturelles devinrent un refuge pour les ermites qui, depuis le XVème siècle, construisirent leurs modestes habitats et vécurent dans l'abstinence, la prière et moururent ici.

Ils mirent le site sous la protection de leur saint patron, Antoine, patriarche des moines du désert.
Les premiers documents écrits nommant l'ermitage de Galamus, datent du XVème siècle.
En 1482, les chanoines donnèrent Galamus aux franciscains pour y entretenir la dévotion.

En 1560, les religieux abandonnèrent l'ermitage qui redevint la propriété du chapitre de l'église de Saint-Paul de Fenouillet.

Jusqu'à la révolution française, des ermites gardiens des lieux, continuèrent à y vivre, l'ermitage étant pour la population de Saint-Paul de Fenouillet, un lieu sacré. La construction fut terminée en 1782 en reconnaissance d'un miracle. Le village étant touché par la SUETTE (sorte de gangrène), faisant 14 morts en quatre jours. Une procession fut organisée pour la protection de Saint-Antoine. L'épidémie disparue, on prit soins des lieux pour la dévotion, et les villageois plantèrent un platane qui trône depuis lors, au milieu de la petite cour.

En 1791, l'ermitage fut vendu aux enchères, comme la plupart des biens de l'église. Son acquéreur, Pierre BAUDET, lui même ermite, protégea son bien qu'il rendit en 1807 à la fabrique de l'église Saint-Paul de Fenouillet, association qui gérait les biens de la paroisse.

En 1843, l'ermitage retrouve la tradition franciscaine avec l'arrivée du Père Joseph CHIRON.
Aujourd'hui, l'ermitage est propriété de la commune de Saint-Paul de Fenouillet.

On conserva longtemps à l'ermitage, les reliques de la sainte croix, de sainte Victoire, du père PALAU Y QUER, béatifié en 1988.

En sortant de la seconde grotte, on emprunte un petit tunnel creusé à la main, puis une montée de marches raides, et enfin sur cinquante mètres, un sentier qui mène à la route.

De nos jours, les processions se font les lundis de Pâques et les lundis de Pentecôte.

L'ermitage est classé aux monuments historiques depuis 1927.

Voilà en gros, l'histoire de l'ermitage de Galamus . Allez-y faire un tour, c'est un lieu magique et magnifique.

Merci de votre visite, a bientôt...


l'entrée


la grotte chapelle




la seconde grotte dédiée à Marie-Madeleine

dans la vasque pleine d'eau, les pèlerins jettent une pièce en faisant un voeu 

une oeuvre de




l'entrée du tunnel

L'intérieur
la volée de marches abruptes 

derrière moi


la sortie du site

je rejoins mon véhicule par la route

vue depuis le parking
idem
le vignoble des Corbières


la randonnée

Les gorges de GALAMUS et sentier de randonnée (1ère partie)

Bonjour à vous tous, aujourd'hui, je vous emmène en ballade aux gorges de GALAMUS, qui se situent sur la commune de Saint-Paul de Fenouillet, à trente cinq kilomètres environ de Perpignan, sur la D117, direction Axat - Quillant.

Vue sur les gorges et ensuite sentier menant à l'ermitage.

Les gorges de Galamus, profondes de plusieurs dizaines de mètres, ont été creusées par la rivière l'AGLY où " rivière des aigles ", venue du Pech de Bugarach dans l'Aude.

La rivière Agly est alimentée par de nombreuses sources ou résurgences parfois chaude (27°) que l'on trouve tout le long des gorges. Une source abondante (150L/s) assure la consommation d'eau du village en aval, Saint-Paul de Fenouillet.

Les gorges sont à cheval entre les Pyrénées Orientale et l'Aude. Elles sont localisées sur les communes de St-Paul de Fenouillet (66) et CUBIERE SUR CINOBLE  (11), et sont orientées suivant l'axe Nord-Sud sur une distance de 2 kilomètres.

Les gorges de Galamus, sont un site naturel classé et protégé. Par la profondeur et la verticalité de ses parois, c'est une des curiosités les plus remarquables des Pyrénées orientales.

Les gorges étaient infranchissables jusque dans les années 1890, au cours desquelles la route a été construite à la barre à mine, par des hommes attachés à la paroie par des cordes.
La route départementale D10 très étroite, traverse les gorges de part en part. Lieu très où trop fréquenté l'été, la circulation y est réglementée.
Une fois engagé, il est impossible de faire demi-tour . Les bus, les camions, camping-car et autres engins y sont interdits vu l'étroitesse de la route et sa configuration.

Le canyoning est praticable du 15 avril au 15 octobre, mais réglementé et encadré par des guides.

Le mieux est de parcourir les gorges à pieds et si vous êtes courageux, de faire la randonnée sur des sentiers balisés (tout en étant vigilant, car certaines portions sont dangereuses) pour admirer des vues splendides sur les gorges et leurs alentours.

Le quatrain suivant, en occitan, du poète Saint-Paulais, Léonce RIVES, a été gravé à l'entrée du tunnel routier ouvrant les gorges en 1892.

" Dins aquel roc pelat que trauco la sabino
Oun l'aglo dins soun bolgansabo soul beni
Penjat per un courdel ambe la barromino
L'homo coumo l'ausel a troubat un cami "

" Dans ce roc pelé que troue la sabine
Où l'aigle dans son vol osait seul venir
Pendu par une corde avec la barre à mine
l'homme comme l'oiseau a trouvé son chemin "

Quand au chemin menant à l'ermitage, sentier dangereux, très caillouteux, à faire avec une extrême prudence.

Merci de me rendre visite, le prochain article, l'ermitage de Galamus, à bientôt...

sentier de randonnée
                                                                                                                                                          
le tunnel et le poème gravé







L'ermitage

départ du sentier



a faire avec prudence














arrivé a l'ermitage